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La maladie du mâle Italien, un roman hors norme

Un roman hors norme revient sur un fait divers macabre et brosse le portrait collectif d’une generation d’ltaliens devenus adultes dans les années 1970.  




La maladie du mâle Italien: Un roman hors norme revient sur un fait divers macabre et brosse le portrait collectif d’une generation d’ltaliens devenus adultes dans les années 1970.

La maladie du mâle Italien, un roman hors norme 1Paru en mars dernier, « L’école catholique », de I’écrivain Edoardo Albinati, fait sensation en Italie. Tous s’accordent à le dire, c’est l’événement littéraire de l’année, peut-êtrc même dc la décennie. Lauréat du prestigieux prix Strega, l’ouvrage ne compte pas moins de 1 300 pages, et pèse plus d’un kilo.« Avec son papier bible cou- leur crème, on croirait feuilleter un missel», renchérit le critique littéraire du quotidien en ligne II Post. Mais outre les records physiques, ce qui impressionne la critique dans ce roman, c’est sa « puissance narrative proprement désarmante », écrit Francesco Piccolo dans le Corriere della Sera. « Plus qu’un roman, c’est une entreprise de compréhension du monde, ou même, pour etre précis, une tentative pour trouver une manière d’être au monde. Alors non, 1300 pages, ce n’est pas trop. » Pour un roman-monde comme celui-là, « c’est peu, c’est toujours peu ».

A mi-chemin du roman d’apprentissage et des mémoires, « L’école catholique » revient sur les années passées par Edoardo Albinati au lycée San Leone Ma- gno, fréquenté par tous les fils de la bonne société romaine dans les années 1970. Une institution qui fut aussi au coeur d’un des faits divers les plus macabres de la décennie: «le massacre du Circeo ». Toute l’Italie a encore en mémoire la tragédie qui a frappé, en 1975, Maria Rosaria Lopez et Donatella Colasanti, deux adolescentes d’une banlieue défavorisée de la capitale, violées, torturées et battues à mort par trois jeunes néofascistes issus de la grande bourgeoisie et scolarisés a San Leone Magno. Dans le contexte de l’effervescence post-1968 et de la multiplication des violences politiques, le crime d’Angelo Izzo, Gianni Guido et Andrea Ghira était même devenu le symbole de l’immoralité de la « classe dominante ».

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