En tos tens, que vente bise – Chansons de Blondel de Nesle -CHANSON XVe

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 En tos tens, que vente bise

Jean I de Nesle (vers 1155 – 1202) ou son fils Jean II de Nesle (†1241),

trouvère français (1175 – 1210)
En tos tens que vente bise,
Pour cele dont sui sorpris,
Qui n’est pas de moi sorprise,
Devient mes cuers noirs et bis.
De fine amour l’ai requise,
Qui cuer et cors m’a espris,
Et s’ele n’en est esprise,
Por mon grant mal la requis.
Mais la douleurs me devise,
Qu’a la millor me sui pris,
Qu’ains fut en cest mond prise,
Sé j’estoie à son devis !
Tort a mes cuers, qui s’en prise,
Car ne sui pas si eslis,
S’ele eslit, qu’ele m’eslise :
Trop seroie de haut pris.
Et nequedent destinée
Done à la gent maint pensé.
Tost i metra sa pensee,
S’Amors li a destinée.
Je vis ja telle dame amée
D’hom de leur bas parenté,
Qui miex iert emparentée,
Et si l’avoit bien amé.
Por c’est droit, s’Amors m’agrée,
Que mon cuer li ai doné ;
Sé s’amors ne m’a donée,
Tant la servirai à gré.
S’il plaist à la désirrée,
Un dols baisier a celée
Aurai de li à celé,
Que je tant ai désiré.

En tos tens, que vente bise – Chansons de Blondel de Nesle -CHANSON XVe 

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